Près de 500 policiers avaient manifesté entre la place du Trocadéro et le palais de l'Elysée le 20 octobre 2016. Ils avaient été bloqués par des gendarmes à quelques dizaines de mètres du palais présidentiel. Rodolphe Schwartz, un agent de sécurité privée, s'était improvisé leader du mouvement et avait pris la parole devant les caméras au nom des policiers, alors qu'il n'était plus policier depuis plusieurs années. Ses liens avec le Front national (FN) ont également fait polémique. Interrogé par un journaliste de France 2, le vice-président du FN Florian Philippot a d'abord affirmé qu'il ne le connaissait pas, avant de lâcher : "je l'ai peut-être croisé dans des réunions publiques".

Quand la BAC commande un écusson avec un logo du Front National dessus

La Bac de nuit du 8eme arrondissement de Paris a commandé un écusson sur lequel figure un logo du Front National, un parti d'extrême-droite

Un écusson d'une unité de BAC sur lequel figure un logo du Front National (source: ecussons-police.com)

Selon plusieurs études sur le vote, notamment de la part du CEVIPOF, une majorité des membres des forces sécurité votent pour le Front National (devenu Rassemblement National) et leurs penchants politiques vont de manière écrasante vers la droite et l'extrême-droite.

Pour la Bac de nuit du 8eme arrondissement de Paris, c'est clair et net. Une gargouille avec un logo du Front National sur le bras figure sur leur écusson commandé sur le site ecussons-police.com, un site sur lequel se fournissent de nombreuses unités de police.

En Allemagne, la présence de nombreux sympathisants du néonazisme au sein des forces de sécurité fait débat et des enquêtes éclairent les liens entre le terrorisme d'extrême-droite et les forces de sécurité, entre assistance, rapprochements et admiration mutuelle. Faudra-t-il attendre un attentat pour qu'il y ait une prise de conscience de la présence de militants d'extrême-droite au sein des forces de l'ordre en France? A Calais ou encore à Lille, les liens sont déjà bien établis, et ce depuis de nombreuses années.

La vidéo d'archive qui illustre cet article date de 2016 avec près de 500 policiers qui avaient manifesté entre la place du Trocadéro et le palais de l'Elysée le 20 octobre 2016. Ils avaient été bloqués par des gendarmes à quelques dizaines de mètres du palais présidentiel.

Rodolphe Schwartz, un agent de sécurité privée, s'était improvisé leader du mouvement et avait pris la parole devant les caméras au nom des policiers, alors qu'il n'était plus policier depuis plusieurs années.

Ses liens avec le Front national (FN) ont également fait polémique. Interrogé par un journaliste de France 2, le vice-président du FN Florian Philippot a d'abord affirmé qu'il ne le connaissait pas, avant de lâcher : "je l'ai peut-être croisé dans des réunions publiques".

Watch next